Le Jeudi

Le jeudi 3 août

 

 

18h      de Bach à Barbara

    Virévolte

Aurore Bucher : Voix
Clémence Schaming : violon
Emilien Veret : Clarinette
Benjamin Narvey : théorbe
Pauline Buet : Violoncelle

 

6U3B0304Fidèle à son habitude, Virévolte propose de réunir au sein d’un même concert deux univers que tout semble opposer : le maître incontesté de la musique baroque, Jean Sébastien Bach et la reine de la chanson française, l’auteur compositrice et interprète Barbara. Pourtant, à les écouter côte à côte, à faire résonner la mélodie de l’un sur les accords de l’autre, on est surpris de leur trouver un  air de famille, celui de la mélodie parfaite et intemporelle.

Alors laissons-nous bercer par la petite cantate, promenons-nous de Göttingen à Leipzig en passant par Nantes et laissons la musique abolir frontières et préjugés.

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entre 19h30 et 21h  Entracte promenade

 Intervention de la brigade clownesque du Théâtre Croquemitaine

 

21h      Liszt inspections

     Marino Formenti

 

20091029135229FormentiLATimesMarino Formenti est l’un des musiciens les plus intéressants de sa génération en particulier pour son originalité et l’alliage d’intelligence et d’émotion profonde dans la musique. Son travail, tourné principalement vers la musique contemporaine, n’est jamais dissocié du grand répertoire classique et fait des liens permanents entre les styles, les époques et les contextes jusqu’aux musiques non-occidentales et populaires.

Pianiste et chef d’orchestre, il dirige et joue avec les plus grands orchestres du monde entier.

Il a travaillé également intensément avec plusieurs des grands compositeurs d’aujourd’hui tels Sciarrino, Kurtag, Lachenmann, Haas ou Beat Furrer.

Pour sa carrière musicale, il fut récompensé du Prix Belmont 2009 du Forberg-Schneider- Stiftung à Munich.

Dans Liszt Inspections, Marino Formenti adopte une approche originale acclamée déjà en concert et au disque : il compose un dialogue continu entre certaines pièces de Liszt considérées comme « expérimentales » à l’époque et des pièces de compositeurs d’avant-garde aujourd’hui tels Adams, Murail, Kurtag ou Berio.

 

 

A thorough inspection of the still largely misjudged piano œuvre of Franz Liszt – a true iceberg, its tip formed by a couple of pieces often maligned as kitsch numbers – truly confirms the description once offered by Maurice Ravel: “a tumultuous, seething, monstrous, magnificent chaos of musical material.”

Yes, Liszt did compose to support his glorious career, too. But we shouldn’t forget that he was one of the very first to be confronted with something new, both to him and to the society he lived in: to what we call, now, a real, huge “media hype”. The “Lisztomania” was so unexpected as to be considered a true illness; and highly respected physicians even claimed to be able to cure it. From this point of view it may be just too easy to accuse Liszt from a present-day perspective of having devoted „energy“ to his fame.

And beyond this, Liszt’s astonishingly experimental less known compositions reveal such a research-like approach to the issues of composing that we can truly speak of inspections in all directions.

Liszt, who was Richard Wagner’s father in law and a staunch advocate of modernism, experienced the revolution of the „Tristan chord“ up close and personal. He can be considered the first composer of an “hour zero“: from now on, a new language has to be re-found. And he seems to be asking, as he pores over the piece of paper, definitively emptied by this revolution: “What now?”. He seems to try out a great number of different solutions that differently point to the future, to thus truly anticipate the many different and sometimes contrasting themes and schools of our times.

This at least what my investigations – if you prefer, my projections – have led me to discover: a laboratory-like, fascinating labyrinth, inhabited by the different likes of John Adams or Tristan Murail, of György Kurtág or Luciano Berio.